Le crédit relais est une solution utilisée par les propriétaires souhaitant acheter un nouveau bien avant de vendre l’ancien. Il permet d’éviter une rupture de logement. En effet, cette avance de fonds est calculée sur la valeur du bien à vendre. Toutefois, comme tout crédit, il a un coût total qu’il faut bien évaluer. Ainsi, il est essentiel de comprendre les différents éléments qui le composent. Par conséquent, cet article vous explique le coût global d’un crédit relais, en tenant compte des taux, frais et assurances.
Les intérêts du crédit relais
Le coût principal d’un crédit relais repose sur les intérêts appliqués par la banque. Ceux-ci varient selon les établissements, mais tournent autour de 2 % à 3,5 % en moyenne. Le calcul des intérêts se fait uniquement sur le capital avancé par la banque. De plus, les intérêts sont généralement payés chaque mois, ce qui crée une charge mensuelle temporaire. Toutefois, certaines banques proposent le report total des intérêts à la fin du crédit. Cela augmente alors le coût final. En conséquence, plus la vente de l’ancien bien est longue, plus le coût augmente. Ainsi, il est essentiel d’anticiper la durée de revente. En bref, les intérêts forment la première source de coût total à considérer dans un crédit relais.
Les frais annexes du crédit relais
Outre les intérêts, plusieurs frais annexes viennent alourdir le coût total du crédit relais. Tout d’abord, il y a les frais de dossier, facturés par la banque. Ceux-ci varient entre 500 et 1 500 euros selon les établissements. Ensuite, il faut compter les frais de garantie. Ces derniers dépendent du type de garantie (hypothèque ou caution). De plus, une évaluation du bien immobilier peut aussi être facturée par la banque. À cela s’ajoutent les frais notariés si une garantie hypothécaire est utilisée. Finalement, tous ces frais s’ajoutent aux intérêts déjà dus. Par conséquent, ils font grimper rapidement le coût total du crédit relais, même pour une courte durée.
Le coût de l’assurance emprunteur
Même si le crédit relais est un prêt de courte durée, la banque peut exiger une assurance emprunteur. Cette assurance protège l’établissement en cas de décès ou d’invalidité de l’emprunteur. Son coût varie selon le montant emprunté, l’âge, et l’état de santé du client. En moyenne, l’assurance coûte entre 0,20 % et 0,60 % du capital par an. Même si elle est facultative dans certains cas, elle est souvent demandée. Par conséquent, ce coût supplémentaire pèse aussi dans le calcul final. De plus, certains emprunteurs choisissent une assurance externe pour réduire ce coût. En résumé, il est indispensable d’inclure ce poste dans le coût total du crédit relais.
L’influence de la durée du crédit relais
La durée du crédit relais a un impact direct sur son coût total. Généralement, ce prêt dure entre 12 et 24 mois maximum. Plus la vente tarde, plus les intérêts s’accumulent. Cela augmente considérablement la somme à rembourser. Si la vente intervient rapidement, le coût reste raisonnable. Mais en cas de revente longue, les charges mensuelles s’additionnent. De plus, certains crédits relais sont prolongés en crédit amortissable si la vente échoue. Cela entraîne de nouveaux frais. Ainsi, il est essentiel de vendre le bien initial rapidement. Sinon, le crédit relais peut devenir très onéreux. En conclusion, la durée influence fortement le coût total du crédit relais.
Exemple chiffré pour mieux comprendre
Prenons un exemple simple pour illustrer le coût total d’un crédit relais. Imaginons un emprunt relais de 150 000 € à 2,5 % sur 12 mois. Les intérêts s’élèveront alors à environ 3 750 €. À cela s’ajoutent des frais de dossier de 1 000 €, une assurance emprunteur de 450 €, et des frais de garantie de 1 200 €. Le coût total du prêt atteindra alors 6 400 € environ. Ce montant ne comprend pas d’éventuels frais de retard ou prolongation. Ainsi, même sur un an, la somme à rembourser peut être conséquente. Cela montre qu’il faut bien anticiper tous les frais avant de souscrire. Le crédit relais n’est pas à prendre à la légère.